Quelques bons amis à moi, qui s’essayent à la poudre, m’ont fait part de leurs premières expériences, plutôt mitigées. Ce qui m’a donné l’idée d’écrire ce petit guide :

Conseils pour bien débuter avec les repas en poudre

  • Lisez bien les instructions fournies par le fabricant, elles conviennent à la plupart des utilisateurs.
  • Méfiez-vous des indications en nombre de cuillères doseuses : c’est une mesure très imprécise. Les premières fois, préférez une balance électronique de cuisine.
  • Il est conseillé de préparer 500 ml d’eau dans un récipient à part (une petite bouteille d’eau minérale en plastique fera l’affaire, en plus de permettre de doser facilement 500 ml), de verser un fond de cette eau dans le shaker, la boule en fil métallique, tarer, puis la poudre, puis l’eau restante. Secouer énergiquement pendant 20 à 30 secondes.
  • Les doses et les sachets sont en général basés sur un besoin de 2000 kcal/jour, soit 666 kcal/repas si vous prenez trois repas par jour. Mais c’est un minimum, qui correspond à genre un homme de 75 kg sédentaire. Utilisez ce site pour avoir une indication de ce qu’il vous faut : http://www.calculator.net/calorie-calculator.html. Divisez le résultat par trois, regardez combien de kcal aux 100 g propose votre poudre, et faites une règle de trois pour calculer combien de grammes (ou cuillères doseuses) il vous en faut. Hé oui, pour manger de la nourriture scientifique, il faut faire des calculs ! N’hésitez pas à augmenter les doses et à considérer qu’un sachet vous fera deux repas et pas trois comme annoncé.
  • Attention, si vous augmentez les doses, le shaker sera peut-être trop petit, il vous faudra vous en préparer un autre, ou remanger un peu plus tard dans la journée – c’est d’ailleurs pour ça que certaines poudres (comme Huel) sont prévues pour 4 voire 5 prises dans la journée. Une fois de plus, faites comme vous préférez. Vous pouvez aussi vous procurer un shaker plus gros, comme les Core150 ou les BlenderBottle Pro45, qui peuvent contenir plus d’un litre.
  • Les premières dégustations peuvent être déroutantes, ne vous attendez pas à de la grande cuisine ! Les fabricants font certes des efforts, mais globalement, on est quand même plus proche d’une bouillie ou pâte à crêpes épaisse que de la haute gastronomie.
  • Faites des essais, ne restez pas sur une première impression qui pourrait être désagréable. Si vous n’avez pas aimé, essayez de jouer sur la dilution. Certains aiment bien épais, d’autres plus fluide : la consistance joue vraiment sur le goût. Mais attention, comme pour un Ricard noyé, un chouia trop d’eau, et la préparation prend un goût aqueux guère agréable.
  • Utilisez une eau au goût de laquelle vous êtes habitués, ou de l’eau du robinet. Une eau au goût trop inhabituel, ou trop marqué, risque de donner un goût peu agréable à la préparation (j’ai eu le coup récemment avec de la Wattwiller, que j’ai utilisée par hasard, et qui m’a donné l’impression que mon shake avait tourné, alors que c’était juste le goût marqué de cette eau, que je ne connaissais pas).
  • Si vous utilisez le shaker, en fonction de votre vigueur musculaire lors du secouage, les résultats pourront varier, avec plus ou moins de grumeaux. Si vous n’êtes pas satisfait, essayer en passant 20 secondes au mixer ou blender électrique, vous aurez la meilleure onctuosité possible.
  • Attention à ceux qui conseillent qu’il faut mélanger avec de l’eau tiède ou chaude : c’était peut-être valable pour les toutes premières générations de poudres, mais les recettes actuelles sont maintenant bien au point et se mélangent parfaitement. Et surtout, c’est dangereux : la chaleur met le shaker sous pression et il risque de s’ouvrir brusquement avec force projections.
  • Si vous en avez la possibilité, laissez reposer votre préparation une à quatre heures au réfrigérateur : les fibres vont gonfler et la préparation sera plus épaisse, plus consistante. (Attention cependant aux poudres qui contiennent des levures : passé six heures, elles vont commencer leur fermentation naturelle, et votre préparation va prendre un goût un peu aigre. Mais vous pouvez aimer, ce n’est pas toxique, après tout, la bière…). N’oubliez pas de re-secouer un coup en sortant du frigo.
  • Mais vous pouvez bien sûr la préférer consommée immédiatement ; à vous de tester et voir ce que vous préférez.
  • Avez-vous déjà mangé un steack-frites en une minute ? Non ! Pareil pour le repas liquide : si vous le buvez trop vite, il va vous peser sur l’estomac comme une brique. Prenez donc votre temps pour ingérer votre préparation : sirotez-la en lisant, surfant ou en vous reposant sur un banc dans un parc. Vous devez la prendre en une vingtaine de minutes, comme un repas normal.
  • Et même, mâchouillez-la : les graines ou les morceaux de fruits secs qu’elle contient seront mieux digérés, et la mastication aide à faire venir la sensation de satiété.
  • Il est souvent rapporté des surprises gazeuses en phase finale de digestion… C’est normal, il y a une une période d’adaptation à cette nouvelle nourriture très riche en fibre. Si vraiment ça ne s’arrange pas, changez de poudre ou arrêtez tout.
  • A fortiori, ne passez pas un régime 100 % poudre du jour au lendemain, allez-y progressivement.
  • Vous trouvez votre poudre un peu fade ? Donnez libre cours à votre imagination pour varier les plaisirs et osez rajouter d’autres ingrédients à votre préparation : chocolat en poudre, cannelle, sirop, beurre de cacahuètes, café, sauce piquante sriracha, thé aromatisé et froid à la place de l’eau, jus de fruits, lait, bouillon Knorr, poivre, lait de soja, d’amandes, de coco, horchata, huile aromatisée… Et n’oubliez pas : partagez vos meilleures idées !