De l’origine de la bouteille prête-à-boire de Feed

Le repas prêt-à-boire chez Feed, c’est une longue histoire. On se rappelle qu’à la naissance de la société, il y a deux ans, cette mystérieuse bouteille blanche devait être son produit phare. Et puis, de reports en tracasseries administratives, elle a fini par disparaître totalement du catalogue, au profit des poudres et barres, avec le foudroyant succès que l’on sait. Jusqu’à cet été, où Feed a sorti, donc, ses bouteilles de repas tout-en-un. Une sortie en catimini, sans tambours, ni trompettes, ni même le plus petit teasing, voilà qui n’était pas dans les habitudes de la société. Un beau matin, elles étaient au catalogue, et voilà, seulement portées par une annonce sur leur lettre d’information. Pression des investisseurs pour compléter l’offre, volonté d’occuper l’éventail des repas tout-en-un à tout prix ? Recettes assez basiques, disparition des mentions « Fabriqué en France » alors qu’elles font la fierté des autres produits Feed, bouteille exactement la même que celles de Saturo ou Yfood (elle est juste plus grosse)… Ces bouteilles laissent comme une drôle d’impression, comme si elles avaient été sorties dans la précipitation, sans conception en interne, mais juste un stock acheté en Autriche en marque blanche et re-étiqueté.

Feed prêt-à-boire, l’essai et la dégustation

Mais assez de méfiance, certainement mal placée, place à la dégustation !

D’emblée, la bouteille est lourde, imposante, elle tient bien dans la main, ses matières sont agréables au toucher, le design de l’étiquette est valorisant : pas à dire, on en a pour son argent. Et 750 ml, c’est plus du double que les petites bouteilles de 330 ml de la concurrence. L’objet est donc, avant même la dégustation, une réussite. Le bouchon et un opercule en aluminium protègent des contaminations extérieures. Le bouchon est revissable, on peut donc boire le repas en plusieurs fois. Et il pourra en falloir ! Car la dose est vraiment conséquente, difficile de boire tout d’une seule traite.

Techniquement, ces bouteilles prêtes-à-boire Feed proposent 650 kcal, soit la meilleure offre du marché. Elles sont faibles en sucre (entre 5 et 6 g, pas de sucre ajouté, uniquement les sucres intégrés aux ingrédients) et avantageuses en protéines (22 ou 23 g). Le sel est contenu, à 1,13 g. Pour ceux qui y sont sensibles, elles sont toutes adoucies au sucralose.

Difficile de faire plus lisse et plus fluide que ça !

Difficile de faire plus lisse et plus fluide que ça !

Comme leurs concurrents, les repas liquides de Feed sont tous totalement et intégralement fluides et homogènes : absolument rien à croquer ni à mâcher, aucun grumeau ni aucune graine ; on a l’impression de boire un lait un peu épaissi, comme le Yop de Danone, ou une crème anglaise. C’est donc gouleyant à souhait et ça passe tout seul, on peut boire presque sans s’arrêter.

Si, de façon purement utilitaire, tout se passe donc bien, c’est au niveau des arômes que j’aurai des remarques. Globalement les goûts sont fournis par des vrais ingrédients (cacao, purées de fraises et framboises) et arômes naturels – et d’ailleurs, pourquoi pourquoi POURQUOI les compositions affichées sur le site web ne sont-elles jamais les mêmes que celles sur l’étiquette, si ce n’est pour me compliquer la tâche, rrrraaaa !!! Bref, celui au chocolat est vraiment le meilleur, surtout quand on le prend bien frais : il est rond, velouté, bien prononcé en cacao, difficile de ne pas y revenir, je suis presque à le boire tout d’un coup ! Celui à la vanille, que j’ai pris à température ambiante, est vraiment, mais vraiment bizarre ; on sent la vanille en premier lieu, et très vite une sorte d’acidité et un arrière-goût peu agréable. Enfin, celui aux fruits rouges a quelque chose de bonbons pour enfants, sympa si vous aimez les goûts genre fraise Tagada ou chewing-gum. Dans l’ordre de ma préférence, c’est donc chocolat > fruits rouges > vanille.

Pour ce qui est de la satiété, elle arrive très rapidement, déjà presque en cours de dégustation. Et on tient toute l’après-midi, sans aucun problème, ni fatigue ni ballonnement, juste une sensation de bonne digestion. Mission accomplie, donc. Feed est vraiment, de tous les repas prêts-à-boire que j’ai essayés, le seul que je me pourrais commander à nouveau, en tout cas dans ses déclinaisons chocolat et fruits rouges. Son efficacité est largement au-dessus de ses concurrents Mana, Saturo, YFood ou le tout récent Plenny Drink de Jimmy Joy.

En conclusion, et en dehors des réserves que j’ai par rapport aux bouteilles prêtes-à-boire (coûts financiers et environnementaux, doutes sur les effets de la stérilisation sur les nutriments et vitamines,…), Feed propose avec ce début de gamme les meilleures offres du marché, la seule qui puisse valablement être appelée un repas.  On attend juste de nouvelles recettes, un peu plus travaillées, et fabriquées en France, sur le modèle de ce que le fabricant a déjà réussi à faire, avec succès, pour ses barres et poudres.

Bouteilles prêtes-à-boire de Feed, à partir de 4,90 € l’unité [tarifs dégressifs par tranche de 100 (-10%), 150 (-15%) et 200 € (-20%), frais de port à 5,90 €, offerts à partir de 70 € de commande].