Grâce à la sortie du film Sugar Land, la période attire l’attention sur les méfaits et les excès de certains ingrédients. Le bon moment donc, pour prendre des bonnes décisions par rapport à mes tests produits, et les critères que j’utiliserai, à l’avenir, pour estimer les repas liquides en poudres, barres et boissons.

Ces repas tout-en-un, fruits de la recherche scientifique, sont censés nous apporter une alimentation saine et équilibrée, ramenée à une dose quotidienne en théorie auto-suffisante de 2000 ou 2100 kcal, sans retomber dans certains travers de l’industrie.

L’ennemi à abattre : le sucre rajouté

Le sucre rajouté est l’ennemi le plus total du corps humain. Il doit être pourchassé et éradiqué. Attention, pas les glucides dans leur ensemble, qui sont le carburant de notre corps, et notamment de notre cerveau, et sans lesquels nous mourrions. Mais bien les sucres, ceux qui correspondent à la ligne « dont sucres » sur les étiquettes, et qui sont les sucres simples (di- ou monosaccharides) ; composés d’une ou deux molécules, ce sont, entre autres, le glucose, le fructose, le saccharose ou l’isomaltulose. C’est pourquoi, à partir de dorénavant, je ferai systématiquement attention à la quantité de sucre dans un produit. À produit équivalent, un produit avec moins de sucre aura à chaque fois ma préférence. Et ce, quel que soit l’indice glycémique d’un produit (IG). Car l’IG n’est qu’un des aspects des effets du sucre ; il y a d’autres méfaits, et c’est la simple présence dans le corps des glucose ou fructose rajoutés qui est mauvaise, IG ou pas, digestion lente ou pas. Le fructose, pendant des années, a été considéré comme un sucre sain ; à cause de son IG faible, il était même recommandé comme une solution miracle pour les diabétiques. Résultat : obésité massive, épidémie de diabète et foies graisseux. Il semblerait d’ailleurs que la mention « l’isomaltulose est une source de glucose et de fructose » soit obligatoire sur les étiquettes des produits en contenant, ce n’est pas pour rien.

Rappel : la quantité de sucre à idéalement ne pas dépasser pour un adulte moyen, sur une base de 2000 kcal/jour, est estimée à 50 g. L’OMS recommandait même en 2015 un objectif de 25 g ! Le seuil de mauvaise santé est de 100 g, selon l’ANSES (PDF, 2,79 Mo), laquelle recommandait en décembre 2016 de « choisir les produits les moins sucrés, par une comparaison des teneurs en sucres ». Certes, ces chiffres varient en fonction des institutions et des études, et il faut les adapter aux besoins et morphologies de chacun. Mais ils appellent à une vigilance particulière ; qu’une barre-repas atteigne entre 20 et 30 g de glucose et fructose, en une seule prise, doit poser question quant à sa composition.

Le sel, attention à son retour

Notre alimentation en général est également trop salée. Les recettes de nos poudres contiennent très peu de sel et c’est une bonne chose. Mais récemment les recettes aux légumes ont montré que les fabricants avaient tendance à se lâcher. Quasiment atteindre, en un seul repas, la moitié de la dose recommandée par jour, n’est pas une bonne chose, et doit être signalé. Ici encore, à produit équivalent, la quantité de sel fera la différence.

Rappel : pour des adultes, l’OMS recommande moins de 5 g/jour, l’ANSES 8 g/jour.

Les édulcorants et leur arrière-goût

Enfin, et suite à la demande de lecteurs qui disent être sensibles à leur goût, je mentionnerai également de façon systématique la présence d’édulcorants. Je n’ai rien contre eux, ils ne sont pas spécialement dangereux en eux-mêmes, et beaucoup d’arguments contre eux sont des fantasmes ou des études mal menées. Mais ils ont un arrière-goût indéniable, parfois persistant, qui peut déranger certaines personnes. Dont acte.