Amateur depuis toujours des saveurs salées, j’attendais vraiment beaucoup des nouvelles éditions limitées de Queal, Tomate et Bacon. Peut-être un peu trop… Salivant d’avance à l’idée de déguster une sorte de gaspacho boosté, c’est avec fébrilité que j’ai attendu leur réception puis préparé le premier shaker.

Hélas, trois fois hélas, la déception s’est avérée être à la hauteur de mes attentes…

C’est par le Bacon que j’ai commencé : dès l’ouverture du sachet, drôle de sentiment, ça ne sent rien. Rien du tout. 177 g de poudre, 450 ml d’eau et 3 heures de frigo plus tard, la préparation elle-même se fait sans histoire, le mélange est toujours impeccable et sans grumeaux. Des petites particules vaguement rouges sont en suspension, peut-être pour faire penser à un mouliné de jambon ? Le shake lui-même n’a toujours aucune odeur, ça devient même inquiétant. Première lampée, deuxième lampée : rien, rien de rien. Quasiment aucun goût en bouche, ni en arrière-goût, ni en saveur, hormis peut-être un léger goût de fumé salé – la poudre n’est pas nature non plus, elle n’est pas fade, juste indéfinissable.

Contacté à ce sujet, notamment pour savoir si cette poudre était toujours végétarienne ou non, Queal nous a confirmé qu’il ne s’agit que d’un arôme en poudre, et pas de vrai bacon. Pareil pour quasiment toutes les poudres, ceci dit (les poudres à la fraise, quand on voit des petits morceaux pour faire croire à des fruits entiers, c’est en fait des akènes de fraise ajoutés pour faire beau, et de l’arôme en poudre…)

Le lendemain, c’est au tour de la Tomate. Là, la poudre sent un peu plus à l’ouverture, c’est meilleur signe. Un odeur fraîche, qui rappelle vraiment les jus de tomate. Préparation toujours aussi impeccable, de petite particules y flottent aussi. Mais le goût en bouche reste un peu fade, aqueux. J’ai bien l’impression de boire quelque chose contenant un vague aromate façon soupe, mais rien de vraiment marqué, ni qui fasse dire « Ha, ça c’est de la tomate ». La tomate seule ne semble pas suffisante, il aurait peut-être fallu quelques épices en plus.

Niveau consistance et malgré les petites particules en suspension, rien à croquer dans les deux cas : Queal, sans égaler Smeal, est toujours un des champions de la fluidité, on peut boire presque sans s’arrêter. Très bonne satiété également : pour un repas pris à 14h00, je tiens facilement jusqu’à 19h00 sans crier famine.

Une déception

J’aurai bien voulu écrire du bien de Queal, qui est une marque que j’aime beaucoup pour son dynamisme et l’éventail de ses choix, mais force est de reconnaître que cette incursion dans les saveurs salées est un échec. Qui met cruellement en valeur, par contraste, le savoir-faire des fabricants français, comme Feed ou Smeal, avec leurs délicieux parfums champignons, carottes-potirons et autres légumes du jardin.

À partir de 7,50 € le sachet, sur la boutique en ligne Queal.