Avec son Drink [Mark 3] début 2017, le tchèque Mana a été un des premiers fabricants en Europe à vendre une préparation prête-à-boire. Il me tardait de la tester, c’est désormais chose faite. J’ai profité d’une promotion, valable tout le mois de février, qui offre les frais de port dans toute l’Europe, ce qui fait 30 € tout rond le pack de douze – la commande minimale exigée par Mana.

Présentation

La commande arrive dans un carton tout blanc, uniquement décoré des informations imprimées en arial noir, à l’image des Soylent, Huel ou Feed. La dose se présente en bouteille cartonnée TetraPak Prisma Aseptic octogonales, avec bouchon verseur en plastique référence Dreamcap 26. Est-ce à cause du design trop épuré, ou de l’emballage cartonné ? Toujours est-il que l’ensemble délivre une vague impression de cheap… En théorie, la bouteille est recyclable, comme les classiques cartons de lait.

Une dose de Mana propose 400 kcal, pour 33 cl de boisson, et contient environ 20 % des apports. En plus du mix vitamines et minéraux et de l’eau, les ingrédients sont très techniques (maltodextrine, différentes huiles, isomaltulose, fibre d’avoine). Les huiles sont très présentes ; le fabricant indique d’ailleurs que les lipides procurent en énergie 180 kcal sur les 400 qu’apporte la bouteille, soit près de la moitié. La lecture attentive de la fiche nutritionnelle montre que ce Drink [Mark 3] est quasi-identique, au niveau des apports, à du Soylent Drink Original.

Dégustation

Ceux qui veulent du fluide vont être servis ! Mana Drink est aussi homogène que du lait, en légèrement plus épais, un peu comme une crème anglaise – d’ailleurs, la couleur est beige clair. Absolument aucune particule ni graine. Ce qui, au vu de la composition, est plutôt normal : il n’y a là-dedans rien de solide, aucune céréale entière ni aucune farine ni rien de moulu. Pas vraiment d’odeur à l’ouverture. Le goût est légèrement vanillé, avec une petite pointe de noisette en arrière-goût, plutôt agréable. En revanche, et comme la composition riche en huile le laissait deviner, le liquide a quelque chose d’un peu gras, presque visqueux : quand on en prend une goutte entre les doigts, ça glisse vraiment. Je suis bien content de l’accompagner d’un thé vert pour me rincer la bouche ensuite, je ne suis pas sûr que l’impression serait tout-à-fait agréable sans lui.

Satiété

Les barres, boissons ou poudres mono-dose de 400 à 500 kcal sont typiquement ce que je préfère consacrer au petit-déjeuner, et Mana Drink n’a pas fait exception. Il se boit très facilement, très rapidement (33 cl, c’est vite expédié) et procure une bonne satiété, je tiens jusqu’au déjeuner sans fringale. Mais quand même l’impression d’avoir le ventre un peu vide.

J’ai voulu tester Mana par pure curiosité, mais je ne pense pas renouveler l’expérience. D’abord parce que je continue de préférer les poudres ; ensuite, me faire livrer de l’eau depuis Prague ne me semble pas la meilleure idée, puisque j’en ai déjà tout plein à mon robinet – et que je suis assez grand pour en mettre tout seul dans une poudre.