Après plus d’un an de développement, parfois très laborieux et émaillé de faux bonds de la part de ses partenaires industriels, la barre Huel est enfin là ! Sitôt annoncée par Julian Hearn, le président fondateur de Huel, sitôt commandée. Elle est livrée en boîte de 5 ou 16 pièces ; c’est cette dernière que j’avais choisie.

Première constatation : la Huel Bar est plus petite que les barres de la concurrence (Twenny Bar de Joylent, WunderBar de Queal, ou en Ready-to-Eat de Feed). Elle affiche 69 g sur la balance, contre 100 g pour les autres, et pointe à 250 kcal contre 400 kcal. Elle est donc bien plus adaptée à un grignotage qu’à un repas, même léger. Personnellement, c’est au petit déjeuner que je lui est trouvée la meilleure place, accompagnée d’un thé vert. Sur une base de 2000 kcal par jour, une Huel Bar compte donc pour 1/8 : c’est grosso-modo la proportion qui est respectée aussi pour les 33 nutriments et vitamines qu’elle contient. Pas sûr cependant qu’on est envie d’en manger 8 par jours, ceci dit… D’autant que le polydextrose, utilisé pour lier et solidifier les ingrédients entre eux, s’il se comporte comme une fibre, a aussi des effets laxatifs. Sachant que, comme deuxième ingrédient, sa quantité peut être estimée à environ 20 % du produit…

Une boîte de 16 Huel Bar

Une boîte de 16 Huel Bar

Niveau conditionnement, rien à redire : la boîte est bien compacte, les barres sont bien protégées. L’emballage lui-même est assez épais, facile à refermer, pour les petits appétits qui envisageraient de la manger en plusieurs fois.

Place à la dégustation !

Parfaitement rectiligne dans sa découpe, la barre est très dense au toucher, plutôt sèche et pas collante. Mais étonnamment à la morsure puis en bouche, elle est plutôt tendre et se mâche très facilement. Les petites pépites de céréales qui croquent donne un aspect crunchy parfois, très agréable. Et pourtant, la barre Huel, si elle n’est pas mauvaise, ne laisse pas vraiment une franche impression en bouche. On ressent comme une légère astringence autour des gencives, une sensation un peu poudreuse et sèche. Et surtout, on ne sent pas, ni à l’odorat ni au goût, la saveur chocolat annoncée. Le goût en lui-même n’est pas mauvais, il est céréalé, mais pas chocolaté. En fait, il fait même plutôt penser à certaines bonnes odeurs de tabac frais (ceux qui roulent leurs cigarettes ou fument la pipe comprendront). Pas franchement mauvais, donc, mais pas non plus à y revenir par gourmandise, en tout cas.

Une Huel Bar vue en coupe

Une Huel Bar vue en coupe

La satiété quand à elle est très bonne : prise le matin 7h30, on tient sans faim jusque 12h30, voire 13h00, donc bonne note de ce côté-là.

Pour conclure, la Huel Bar n’a donc pas encore détrôné la WundrBar vanille, qui reste ma préférée. Mais elle a ceci d’appréciable d’être plus adaptée aux petites faims, plus facile à consommer que le stück de 100 g des autres fabricants. Attendons de voir si les prochaines itérations de la recette ajusteront les petits effets mentionnés ci-dessus.

La boîte de Huel Bar avec sa fiche nutritionnelle

La boîte de Huel Bar avec sa fiche nutritionnelle

Le fabricant britannique a la bonne idée de proposer des tarifs dégressifs pour sa barre, qui peuvent même s’avérer très intéressants : jusqu’à 1,50 £ port compris (soit 1,72 €) si vous en achetez par 80 ! Par 16, on est à 2,88 € port compris, ce qui n’est pas vraiment donné, pour 69 g de produit. Elle n’est disponible pour l’instant qu’en parfum chocolat.