Feed a fait une présence remarquée aux conférences Maddy Keynote 2017, consacrées aux nouvelles technologies de la santé, nutrition et loisirs, et qui se sont tenues hier à Paris, dans les beaux locaux de la Gaîté Lyrique. Sur un stand qui ne désemplissait pas, les curieux ont pu déguster les deux nouvelles saveurs que le fabricant français proposait en avant-première : fruits rouges et carotte/potiron. J’ai bien sûr eu le plaisir d’y goûter : la fruits rouges est délicieuse, avec ses minuscules morceaux de fraises, mais c’est le carotte/potiron qui a eu ma préférence ; les saveurs salées sont si rares, dans les repas en poudre ! Des dégustations plus attentives sont bien sûr prévues, dès réception des sachets, mais la première impression est d’ores et déjà très positive.

Anthony Bourbon, fondateur de Feed, à la conférence Maddy Keynote 2017

Anthony Bourbon, fondateur de Feed, à la conférence Maddy Keynote 2017

Car, et c’est une bonne nouvelle, le fondateur et président de Feed Anthony Bourbon, nous a confirmé que toutes les saveurs seront déclinées en version sachet Powder de 3 kg, en plus des versions bouteilles pré-dosées Ready-to-Use. Ces gros sachets constituent une excellente alternative pour générer moins de déchets et profiter d’un prix au repas plus avantageux. Les bouteilles Ready-to-Use (pré-dosées, et à remplir d’eau soi-même avant de secouer) étaient également en démonstration sur le stand, mais on nous a assuré que celles-ci s’avèrent, à l’usage, trop petites pour une secouage efficace, et que des versions plus spacieuses seraient livrées sous peu.

On pouvait également déguster les barres nutritionnelles Ready-to-Eat, chocolat ou tomate. La première est très convenue, sans vraiment de surprise, alors que la seconde est très agréable, avec ses petits morceaux de tomates séchées. Elles nous ont semblé bien nourrissantes toutes les deux – à confirmer en conditions réelles, là encore.

Grande absente de cette démonstration, la bouteille prêt-à-boire Ready-to-Drink. Celle-ci accuse un retard, du fait de démarches administratives supplémentaires concernant l’hygiène et la sécurité du produit. Il est piquant de voir que cette référence, qui devait être le produit phare de Feed, est maintenant passée au second plan dans la stratégie de la gamme. Il est vrai qu’un milieu liquide aussi riche que celui-là exige des étapes de fabrication (stérilisation, étanchéité, stockage, conservation, température, etc…) bien plus élevées et critiques qu’une poudre déshydratée – les mésaventures de Soylent 2.0, avec ses problèmes de moisissures et de bouchon avec ou sans opercule en sont un criant exemple. Le Ready-to-Drink présente aussi moins de souplesse dans la création de nouvelles saveurs : il est notamment plus délicat d’y inclure ces petits morceaux (fraises, tomates ou poireaux) qui font l’intérêt des préparations en poudre. Il n’empêche, même si on préfère les poudres, on est impatient d’y goûter !

Anthony Bourbon est également revenu sur les premiers retours de la mise en place des produits Feed au Bon Marché : c’est le chocolat qui semble remporter les premiers suffrages. Les acheteurs jouent donc la prudence. Sur le web, en revanche, c’est le parfum légumes qui part le mieux. La typologie des acheteurs n’est donc pas la même, ceux qui achètent en ligne sont très certainement déjà des connaisseurs des repas en poudre, qui souhaitent découvrir des saveurs que ne fait pas encore la concurrence.