Petit retour sur la dégustation des barres WundrBar, de Queal.

Visuel et dégustation

J’ai donc goûté la choco-vanille hier soir : pas mauvais du tout, et même très bon. L’aspect extérieur est très surprenant, la barre est très « dure », très dense, mais quand on la croque, ça va, on y arrive sans avoir à se casser les dents. Visuellement, c’est plutôt joli, l’aspect bi-couche apporte quelque chose de ludique, de double-effet, qui invite à la découverte, et qui fait moins mastoc – la barre est quand même un sacré pavé de 100 g.

WundrBar choco-noisette

WundrBar choco-noisette

Goût et odeur sont alléchants, très proches de la glace à la vanille-chocolat, en fait. La couche vanillée du dessus est plutôt molle, un peu comme un glaçage séché, ou du massepain. La couche de chocolat du dessous est de consistance plus céréalée, et dure comme un biscuit. L’ensemble procure en bouche un mélange croquant-fondant très agréable, avec un effet moins « chewing-gum » que la Twenny Bar de Joylent.

EDIT : goûté aussi la choco-noisette. Substance exactement pareille que la vanille. Seul le goût est différent : plus classique, il rappelle certaines gaufrettes. J’ai vraiment préféré celle à la vanille.

S’il fallait comparer, je la trouve vraiment meilleure, plus gourmande que la Twenny Bar. Au niveau satiété, Twenny et WundrBar se valent bien. Pour quelqu’un qui recherche uniquement l’efficacité, je pense que l’une ou l’autre feront l’affaire. Attention, l’une comme l’autre restent très sèches et bien étouffantes quand même : bouteille d’eau obligatoire à côté !

Les limites des repas en barre

La composition d'une WundrBar (crédit : queal.com)

La composition d’une WundrBar (crédit : queal.com)

En revanche, la WundrBar est très collante aux doigts et laisse en bouche une impression très sucrée. J’ignore pourquoi, puisqu’il n’y a pas de sucre ajouté, d’après la composition. C’est donc très probablement à cause du glycérol, ou glycérine. Ce dernier, qui n’est censé être qu’un additif (E422), est en vérité l’ingrédient quasi-principal de WundrBar : il compte pour 20 % dans la recette, autant que la protéine de lait, alors même qu’il n’a d’utilité que purement technique, sans aucune valeur nutritionnelle ! Il sert à conserver l’humidité et présente un goût sucré. Joylent est à la même enseigne, puisque la présence massive de glycérine est aussi caractéristique de sa Twenny Bar. On touche là aux limites inhérentes à la notion même de barre industrielle : il faut faire tenir, souder les ingrédients ensemble, et conserver une souplesse humide à l’ensemble, tout en permettant fabrication mécanisée, transport et conservation. Et pour ça, il faut faire des compromis. Les barres de Huel et Bertrand, encore à venir (avant Noël pour la Huel, courant 2017 pour la Bertrand) provoqueront elles aussi à coup sûr le même effet déceptif, malgré les qualités de la poudre-mère.

Bref, si ces barres peuvent être utiles comme casse-dalle, toujours plus sain que les Mars et autres Grany, à toujours avoir dans son sac ou tiroir de bureau, je ne les vois pas devenir une source d’alimentation régulière et équilibrée, voire principale, de la même façon que les poudres peuvent y prétendre. Elles venaient à la base d’une demande des utilisateurs de poudres, qui voulaient avoir une version solide de leur mélange, pour une préparation encore plus rapide et pratique de leur shaker (feignants !), mais il n’est pas sûr du tout que ces clients y aient gagné au change.

BONUS : photos de la composition, vu qu’elle n’est pas encore en ligne sur le site de Queal.

Fiche nutritionnelle de la WundrBar noisette

Fiche nutritionnelle de la WundrBar noisette

Fiche nutritionnelle de la WundrBar vanille

Fiche nutritionnelle de la WundrBar vanille

(cliquez sur les photos pour les agrandir).