StonerShake, fabricant néerlandais (la Hollande, l’autre pays des repas en poudre…), aurait-il un accès de blues ? On pourrait le croire à la lecture du premier billet qu’il vient de poster, en guise d’ouverture de son blog.

On y lit qu’après un an d’existence, ils se sont posés, ont mené une enquête utilisateurs, et en ont tiré la conclusion qu’il fallait tout changer. Sans pouvoir en dire plus pour l’instant, ils annoncent de grands changements pour les mois à venir.

Dans une deuxième partie du billet, ils reconnaissent qu’ils sont seulement trois pour faire tourner la boutique, et qu’ils font tout eux-mêmes à la main, et qu’ils ne peuvent plus tenir le rythme. Entre le service client qui, succès aidant, prend de plus en plus de temps et les besoins de la production et développement, gérer la croissance est toujours un gros défi, pour les toutes petites entreprises. StonerShake annonce donc être en recherche de solution (investissement, rachat, embauches ?) pour passer ce cap difficile.

Entreprendre à l’instinct ou en suivant son intuition n’est pas toujours suffisant, concluent-ils. Il faut aussi mesurer, évaluer et analyser entre chaque action. Dans un marché aussi jeune que celui des repas en poudre, et alors qu’ils se disent persuadés de fournir un produit sain, pratique et naturel, ils reconnaissent être à la recherche de réponses et peut-être « rater des choses. » Et d’en appeler à l’aide et l’expérience de leurs utilisateurs.

S’il semble faire des repas en poudre de qualité (je n’ai pas encore eu le loisir d’y goûter), StonerShake reste toujours discret dans son rapport à sa communauté : pas de blog jusqu’à ces derniers jours, présence discrète sur les réseaux sociaux, pas de forum. On sait aussi que le community management est très chronophage, et qu’à trois pour faire tourner la boutique, ils ne doivent pas avoir trop de temps à y consacrer.

Le fait est aussi que les repas en poudre, ou liquide, grand public (pas les produits minceurs, donc), sont encore un marché de niche et pas trop dur à mettre en place, pour peu qu’on ait les bons contacts avec les fabricants moulineurs. En Allemagne, Pays-Bas et Europe centrale, beaucoup de marques se sont rapidement créées, générant une offre probablement bien supérieure à la demande. Pulve a disparu, Trinkkost a lancé un financement participatif en Allemagne dans l’indifférence générale… L’avenir nous montrera ce qu’il adviendra des concentrations, disparitions ou changements de cap.